Le bâtard et l'ogresse

Le bâtard et l'ogresse

Legimi

L'histoire touchante d'un harki malchanceux et coupé de ses racines qui ne peut ni revenir dans son pays, ni avoir d'enfants. L'ouvrage est un récit fiction qui retrace le destin dur et sans pitié d'un harki souffrant de la malchance depuis sa naissance (né de peau noire dans un pays où l'on ne croit pas aux accidents génétiques). Cette malchance le poursuivra jusqu’après l’indépendance de l’Algérie en 1962. Après avoir rencontré la femme de son bonheur, il découvre qu’il ne peut pas avoir d’enfants à cause d’une incompatibilité organique. Le mal du pays le ronge aussi mais il ne peut voir son pays natal, à cause de la haine affichée par un système politique méprisant. Et même si ce dernier s’est réconcilié avec les égorgeurs du GIA, il refuse de reconnaître le droit à ce harki à revoir son pays d’origine. Celui-ci lui tourne définitivement le dos et le pays d’accueil ne veut même pas le reconnaître. Ses déboires et ses déchirures l’incitent à abréger sa vie. Le cimetière est le seul pays qui l’accepte sans réserves. Vivez les blessures et le désespoir grandissant d'un homme, confronté à la haine politique et au rejet, dans ce roman historique poignant qui vous plongera au cœur de l'Algérie. EXTRAIT Pour le taquiner, Aoued lui évoque la décision prise par le FLN contre les harkis : « Ils décident d’égorger tous les traîtres, comme nous. Pour eux, nous sommes indignes de vivre », lui lance-t-il. Le bâtard n’aime pas ce terme de traître. S’il est harki, c’est parce qu’il s’est retrouvé coincé entre mourir pour rien ou chercher le salut là où il peut le trouver : « J’aime mon pays mais à ma manière. Je refuse de lui mentir ou de mentir en son nom. Je suis en guerre contre le mal et contre la terreur. Même si je suis tombé en disgrâce, vis-à-vis des miens et de ma patrie, je n’ai trahi ni l’Algérie ni l’islam. Je résiste seulement à une tyrannie dont je suis son rejet. Nos crânes sont bourrés par ces formules « harki traître et moudjahid héros »… maintenant, nous savons avec précision qui est le vrai traître !’. L’aspirant Devin est occupé par la lecture des comptes rendus de l’ Humanité et du quotidien Le Monde, au sujet du référendum sur l’autodétermination. Il est surpris par les résultats. 75 % des électeurs de métropole sont favorables à cette autodétermination, contre, 69 % seulement en Algérie. Il discute avec le Commandant d’Aumale sur ce sujet : « L’Algérie française, c’est fini mon Commandant ! 75 % des Métropolitains sont d’accord pour l’abandonner, alors qu’ici, ils sont moins nombreux.’. Le commandant d’Aumale réplique tout de suite : « L’Algérie n’est pas la patrie des Métropolitains. De Gaulle et ceux qui l’entourent font tout pour atteindre ce résultat. Référendum ou pas, l’Algérie sera toujours notre patrie ! Quoique disent les traîtres et quelques soient les publications des torchons ». Au fait les torchons, c’est l’ Humanité et Le Monde, surtout. À PROPOS DE L'AUTEUR Miloud Bettahar est universitaire et militant des droits des travailleurs étrangers en France de 1976 à 1984. Il est également un ancien assistant de feu Maître Stanislas Mangin, Conseiller d’État honoraire et Avocat au barreau de Paris. Journaliste-fondateur et directeur de plusieurs publications en Algérie, il a été victime de harcèlement judiciaire et a été condamné en Algérie à plusieurs reprises pour ses écrits. Il est aussi réalisateur et organisateur de plusieurs événements et reportages audiovisuels.

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