Histoire de sorciers et de sorcières sous l'Ancien régime

Histoire de sorciers et de sorcières sous l'Ancien régime

Legimi

La chasse meurtrière et séculaire des sorcières : véritable vague d'hystérie, prétexte pour se débarrasser des personnalités gênantes, mais aussi moyen de calmer le peuple... Dans l’imagination populaire, la grande vague hystérique de sorcellerie, de sabbats et de procès terrifiants de cruauté, avec leurs interrogatoires sadiques et l’horrible issue du bucher, est indissociable de l’image d’un Moyen Âge obscurantiste. Or, la majorité des hallucinants procès de sorcellerie se déroulèrent du XVe à la fin du XVIIIe siècle et servirent à focaliser, sur des boucs émissaires, la colère d’une population mise à mal par les famines et les guerres interminables. Le dégoût et la peur qu’inspirent les maléfices – potions répugnantes, meurtres rituels d’enfants,... – au peuple justifient des exorcismes obscènes et des procès accompagnés de tortures effroyables. Cependant, derrière ce tableau effarant de la sorcellerie « ordinaire », se dessine une autre réalité, celle des faux procès de sorcellerie qui sont en fait des règlements de comptes politiques déguisés, bien plus nombreux qu’on le pense. Cet autre visage de l’usage d’accusation de sorcellerie recèle bien des surprises et révèle de curieux mystères... Louise-Marie Libert retrace l'histoire de la sorcellerie, des grands procès aux méthodes barbares utilisées pour obtenir des aveux parfois extravagants. Elle évoque également le sort de personnages connus, comme Jeanne d'Arc et Madame de Montespan, ainsi que des affaires tombées dans l'oubli... EXTRAIT Film gore sans trucages Le 8 juillet 1634, une commission est chargée de juger publiquement Grandier. Arrive le jour de la sentence. Plongée dans une obscurité opaque, tendue de drap noir, la salle du tribunal n’est éclairée que par quelques flambeaux posés près de la longue table où siègent les juges. Grandier, entouré d’archers, est assis sur un banc drapé également de noir. Sur l’étoffe s’inscrivent des flammes d’or, prémices de cet enfer qui attend assurément Urbain Grandier. Il est entravé par de longues chaînes tirées par des moines qui, ostensiblement, se tiennent à distance de cet « être maléfique ». Un des juges, Houmain, se lève et prononce son réquisitoire. Ses mots murmurés indistinctement ne sont entendus de personne. On procède à la lecture des récits des témoins accusant le curé de sorcellerie ainsi qu’aux relations très détaillées des exorcistes. Coup de théâtre Soudain, Jeanne des Anges fait irruption dans la salle, se jette aux pieds de Grandier et clame qu’elle a tout inventé et que Grandier est innocent. Elle jure qu’elle n’a agi que par jalousie, elle désirait en vain l’amour de celui qu’elle a désigné comme sataniste pour se venger de son indifférence. Un énorme brouhaha monte de l’assistance. Grandier est entraîné manu militari dans une salle annexe et atrocement torturé. À PROPOS DE L'AUTEUR Louise-Marie Libert est médiéviste, spécialisée entre autres dans l'Histoire des religions (ULB) et conférencière.Elle est l'auteur de nombreux articles de tourisme culturel, mais surtout de biographies historiques. Elle a publié Les plus mauvaises mères de l'Histoire, Ces morts toujours vivants et Histoire de l'homosexualité féminine.

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